Née en 1956, Annie Clerc a suivi le cursus des écoles des Beaux-Arts de Beaune et de Lyon. Son activité s’est ensuite partagée entre une production artistique personnelle et l’animation d’ateliers consacrés aux « arts de la civilisation enfantine ».
Avec elle, tout commence par le dessin : « Je dessine de toutes façons. Le noir et blanc me porte, porte mes rêves, me connecte à mon imagination. Au début mes visions partent en voyage archéologique, mon esprit vagabonde... ». Le dessin, toutefois, finit toujours par se mettre en volume dans des œuvres qui, empruntant généralement à des techniques artisanales (céramique, création textile), relèvent d’un archaïsme poétique visité, in fine, par les divers avatars de la « fée électricité » : additions lumineuses (leds, néons souples ou rigides), ou « apparitions » suscitées par des procédés d’incrustation ou de mapping vidéo. Ce dernier aspect suscite fréquemment la collaboration technique d’Hervé Bailly-Basin, dont maintes réalisations (Estuaries, Je ne sais pas qui je suis, Exoplanète...) ont elles-mêmes bénéficié des compétences d’Annie Clerc en tant que sculptrice-modeleuse, et même costume designer.
Depuis les années 2000, Annie Clerc participe régulièrement aux expositions du collectif Kaléidophone, avec des œuvres musicalisées par des compositeurs tels qu’Yves Robert (Canopée), Boris Clouteau (Veilleuses) et Philippe Moënne- Loccoz (Trous de mémoire, L’eau dans la pierre, Insom-nids...). La jeune chanteuse-compositrice Gabrielle Guicherd a réalisé la « mise en voix » des Trois divinités amnésiques, son œuvre la plus récente.
Elle a fait un pas de côté par rapport à ses techniques habituelles en créant le Générateur poétique, dont elle a présenté une version numérisée lors de l’exposition Kaléidophone 2024.