Né en 1980, Nicolas Gey vit et travaille dans la région d'Aurillac. Peintre, sculpteur, poète, chanteur, il interrompt en 2002 des études d'arts graphiques pour suivre un cursus de philosophie.
L'essor de la photographie numérique le conduit à refuser, une décennie durant, de n'ajouter aucune image aux flux existants. En 2014, on lui propose d'exposer ses Variations sur le thème de mon père à Aurillac. Il termine alors ce travail abandonné en 2003, année où il est lauréat du concours K-Droz et du prix du public du symposium de sculpture sur pierre de Ménet. Depuis 2015, il étudie les progrès de l’imaginaire apocalyptique.
L'écriture poétique a d'abord primé, avec la parution du recueil Bouquet final (éd. La Lenteur, 2018), avant que la peinture n'opère un retour. Dans la série peinte intitulée Les Évacuations, personnages, animaux et machines sont représentés marchant de profil, vers la droite, dans des décors qui hésitent entre le parc d'attraction et les scènes de catastrophe. D’abord illustrative, sa peinture est aujourd'hui davantage travaillée par des problématiques formelles. Si certains sujets accompagnent parfois cette démarche, ils constituent de plus en plus des jalons dans le projet d'établir une typologie de formes fondamentales.